RENOUVELLEMENT : Notre relation avec l'alimentation et le quatrième R du recyclage

March 9, 2022

Renouveler signifie faire

comme neuf. Le renouvellement est le processus qui consiste à restaurer la fraîcheur et à faire revivre quelque chose qui existait déjà.

Le printemps est une période de nouveaux commencements. C'est une période de renouveau. Dans le monde naturel, le printemps est marqué par les premiers bourgeons, fleurs et germes qui ouvrent le terrain et recommence la vie. C'est aussi le moment pour nous de réfléchir à ce que nous avons et d'oublier de chérir de tout cœur, trop souvent. Nous devons renouveler notre perspective et notre appréciation pour tout ce que la vie nous a donné.

Comme le nettoyage de printemps ou l'ouverture de nos fenêtres et le fait de laisser entrer un peu d'air frais (et de perspective), le renouvellement ne consiste pas à avoir une perspective insoutenable de « sortir avec l'ancien et d'adopter une nouvelle » perspective. Il ne s'agit pas d'en prendre plus. Au contraire, le renouvellement dans le climat actuel signifie (ou devrait signifier) faire le point sur ce que nous avons et lui donner un nouveau sens, une vie et un nouveau but. Cela signifie que nous apprécions et aimons ce que nous avons — l'oiseau dans la main — plutôt que de toujours vouloir plus ou autre chose et de jeter le reste.

Le terme « renouveau » peut s’appliquer à bien des sujets aujourd’hui. Mais nous parlons ici plus précisément du renouvellement de trois axes, tous liés : la refonte de nos systèmes alimentaires, la redécouverte de la vocation première et unique de l’alimentation, et le renouvellement de notre image de marque afin de refléter et d’unir nos efforts à l’échelle nationale. Il est temps de renouveler notre rapport à l’alimentation et le respect que nous lui portons.

Renouveler notre relation avec l'alimentation au Canada

RENEWAL: Our Relationship with Food & the 4th R of Recycling is to Renew

Le premier problème concerne nos systèmes alimentaires défaillants dans les pays développés. Au Canada, la production alimentaire est marquée par une mentalité de surproduction non durable. On prévoit des pertes et un gaspillage considérables de nourriture, tant en amont qu'en aval de la production. Ces systèmes nécessitent une refonte radicale, de la législation aux méthodes, à tous les niveaux de la production, de la distribution, de la vente au détail et de la consommation, pour un changement réel et significatif.

Le second problème est de renouveler notre rapport à la nourriture, en particulier aux surplus alimentaires existants qui risquent d'être gaspillés. Comme il est impossible de transformer nos systèmes alimentaires défaillants du jour au lendemain, des solutions transitoires s'imposent. Des millions de kilos d'aliments qui auraient fini à la décharge doivent être récupérés, redistribués aux personnes dans le besoin, et leur vocation première doit être retrouvée. Une carotte flétrie, par exemple, reste une carotte comestible. Incorporez-la à une soupe et sa fonction première, celle de nourrir notre corps et notre esprit, sera rétablie.

Chez Deuxième Récolte, nous nous sommes posé la question suivante : et si nous pouvions redonner aux produits agricoles leur vocation première en récupérant les aliments avant qu’ils ne soient gaspillés, qu’ils ne pourrissent sur pied ou en terre, et en les redistribuant ? Et si nous pouvions raviver la vocation première des aliments : être consommés et nourrir sainement notre corps et notre esprit ? Après tout, nous produisons abondamment de nourriture au Canada,

et pourtant, des millions de Canadiens peinent à se nourrir – un Canadien sur sept est en situation d’insécurité alimentaire depuis la pandémie, pour être précis.

Le troisième volet concerne le propre renouveau de Deuxième Récolte. Depuis nos débuts modestes en 1985 à Toronto, nous avons étendu notre action à l’ensemble du pays pour devenir le plus important organisme de récupération alimentaire du Canada, récupérant et redistribuant les surplus alimentaires à des millions de Canadiens chaque jour. Face à la montée du gaspillage alimentaire et de la faim au Canada – et en tant que chefs de file du Canada en matière de récupération alimentaire sur la scène internationale –, nous savions qu’il était temps de renouveler et de moderniser notre image de marque et de renforcer notre identité nationale.

Le quatrième R en matière de réduction, de réutilisation et de recyclage est le renouvellement

Les trois R du recyclage sont : réduire, réutiliser et recycler. Dès notre plus jeune âge, nous avons appris à réduire nos déchets, à réutiliser ce qui est possible, puis à les recycler en les décomposant en plus petits éléments. Ce principe s'applique également à notre système alimentaire, et pas seulement aux déchets plastiques, aux objets et autres matériaux.

En matière d'alimentation, nous devons réduire notre surconsommation et notre surproduction. Nous pouvons réutiliser les aliments que nous avons déjà en consommant nos restes et en faisant preuve de créativité avec ce que nous avons dans nos cuisines. Nous pouvons aussi recycler nos déchets alimentaires, en compostant les épluchures ou en utilisant le marc de café comme engrais pour les plantes acidophiles, comme les myrtilles, par exemple.

Que se passe-t-il s'il y a un quatrième « R » en ce qui concerne les aliments : Renouveler?

RENEWAL: Our Relationship with Food & the 4th R of Recycling is to Renew

Si une cargaison de laitue commence à flétrir pendant le transport vers le détaillant, elle finira probablement à la décharge, représentant un gaspillage alimentaire, que ce soit du fait du distributeur, du détaillant ou du consommateur. Ce gaspillage a un coût environnemental considérable : non seulement il entraîne la perte des ressources (temps, eau, sol, nutriments, engrais, soleil, main-d’œuvre et argent) nécessaires à la culture et au transport de cette laitue, mais il engendre également des émissions de gaz à effet de serre nocifs.

En revanche, si Deuxième Récolte intercepte ce gaspillage alimentaire, sauvant la laitue encore délicieuse, saine et nutritive, et la distribuant à ceux qui peuvent lui redonner une seconde vie, c’est une véritable aubaine. C’est une seconde chance. Cela nous donne un peu plus de temps pour réformer nos systèmes alimentaires défaillants, qui surproduisent et sous-estiment la valeur des aliments. De plus, nous pouvons nourrir le nombre croissant de personnes qui n’ont pas accès à une alimentation saine.

C’est précisément ce que nous faisons chez Deuxième Récolte. Nous récupérons des surplus alimentaires parfaitement sains et délicieux pour éviter le gaspillage. Nous expédions des millions de tonnes de nourriture sauvée à travers le Canada vers les communautés dans le besoin. Une fois arrivées, nos partenaires, comme les soupes populaires, les cuisines communautaires, les écoles, les programmes et autres organismes sans but lucratif, transforment ces aliments en repas préparés pour nourrir la communauté. La nourriture retrouve ainsi toute sa raison d'être.

Renouveler l’image de marque de Deuxième Récolte pour refléter notre mission élargie

Second Harvest Brand Refresh

Depuis la pandémie, le Canada a connu un besoin criant de dons alimentaires. En effet, 6,7 millions de Canadiens ont eu recours à l’aide alimentaire d’organismes sans but lucratif. Face à cette augmentation des besoins, la demande a explosé. Résultat : on compte aujourd’hui quatre fois plus d’organismes de bienfaisance alimentaire au Canada que d’épiceries – et ces derniers avaient besoin d’aide.

Deuxième Récolte a redoublé d’efforts pendant la pandémie. Grâce à la générosité de plus de 4 500 donateurs dévoués, à l’implication de 900 communautés et à la collaboration de plus de 3 000 organismes sans but lucratif, nous avons pu étendre nos activités à l’échelle du pays et soutenir 350 communautés par l’entremise de plus de 2 300 organismes de services sociaux. Nous avons également lancé notre application de récupération alimentaire.

Aujourd’hui, Deuxième Récolte est fière de soutenir l’ensemble du pays en tant que plus important organisme de récupération alimentaire au Canada. C’est dans cet esprit de renouveau que Second Harvest lance sa nouvelle image de marque nationale et unifiée. Il est essentiel pour nous de représenter les Canadiens et Canadiennes et d’inspirer un véritable changement en luttant contre le gaspillage alimentaire et la faim dans notre pays, de la base jusqu’aux instances législatives et politiques.

Présentation de la nouvelle image de marque de Deuxième Récolte

La nouvelle identité visuelle est une version modernisée de notre logo Deuxième Récolte, accompagnée de trois icônes vertes symbolisant notre croissance. Chaque cercle de croissance est unique et lié au suivant. Ensemble, ils représentent les aspects essentiels de la mission de Deuxième Récolte :

  • Introduire de nouvelles idées et des modes de pensée novateurs.
  • Créer et développer les outils nécessaires pour impulser le changement et transformer notre rapport à la planète.
  • Rechercher des personnes motivées par la recherche de solutions pour récupérer et valoriser les aliments et lutter contre le gaspillage.

Notre nouvelle police de caractères pour le logo est une police moderne en minuscules que nous considérons comme ouverte, conviviale et accueillante, reflétant notre position croissante sur la scène mondiale alors que nous renouvelons notre relation collective avec l'alimentation et notre respect pour celle-ci.

Renew our relationship with food - Second Harvest brand refresh

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